Aujourd'hui, j'ai été blessé par un propos tenu par JULES. Clou déjà planté avec efficacité une première fois par le passé et renforcé d'un deuxième coup de marteau aujourd'hui ! Sans rentrer dans trop de détail, il tirait de manière catégorique sur les mecs aux mœurs et à la cuisse légères : quel respect ont-ils pour eux-même ?
Dans sa séance de balltrap, ce qu'il ignorait, c'est que je tomberais sous le coup du dommage collatéral, mon vécu m'incluant de toute évidence dans la catégorie des pécheresses et des garçons de petite vertu. Sa remarque ne m'était pas destinée, loin de là, et pourtant je l'ai prise aussi pour moi. Et voilà, la sentence tombait : mais quel respect avais-je pour moi-même ?
Ce soir, au calme dans mon appartement, seul, déambulant entre le salon et la cuisine, je réfléchissais ... sûrement en grimaçant ... pour trouver une ébauche de réponse à ce dilemme que me posait là JULES ! Et c'est en trouvant cet embryon de réponse que je me suis rivé sur mon blog pour en causer ! Me voici ! Tadaaa !
Du respect ? A bien y regarder, je peux en conclure que, c'est vrai, j'en ai peu, voire pas. Déjà, pour les autres, en fâcheux égoïste, je suis pas sûr d'en avoir tant que ça (j'ai plutôt une bonne couche d'éducation et de savoir-vivre) ... et finalement je pense ne pas en avoir beaucoup plus pour moi-même ! Mais alors, comment ai-je pu faire des choix dans ma vie ? Quel éthique m'a poussé dans telle ou telle direction ? A quoi ressemble ma girouette si ce n'est ce respect dont je semble bien démuni ? Et là ... la lumière fût !
Le confort ! Voilà ce qui a guidé ma main ! Je prends l'exemple le premier qui m'est venu à l'esprit : ma rupture avec LOULOU ou ma rupture avec ROUDOUDOU. Toutes les deux à mon initiative. Toutes les deux découlant d'un adultère. Cocu, j'ai décidé de rompre ! Solidement, nettement, fièrement. Par respect pour moi-même ? Non. Par respect pour certaines valeurs morales ? Même pas. Juste que je n'avais aucune envie de continuer dans de telles conditions qui rendaient ma petite vie ... inconfortable ! On pourrait presque y voir un réflexe de gamin capricieux, à lire çà. Et pourtant, c'est bel et bien la raison : je veux vivre une vie qui me convienne, que mes choix soient louables ou pas, tant qu'ils tendent vers un équilibre que j'appelle ... confort !
Tiens, récemment, c'est MAKALOO qui en a subi les conséquences. Après plusieurs semaines d'harcèlements divers de sa part, ma vie virait aux tranchées de Verdun. Inconfort des inconforts. J'ai dit stop, bien plus vite qu'elle ne s'y attendait. Parce que ... non ma vie ne sera pas une session gratuite de punching-ball. Je n'en ai pas envie. J'aspire à un fleuve plus tranquille ! J'accepte volontiers certaines épreuves, certaines difficultés. Certes. Mais je me suis rendu compte qu'avec l'âge, j'appréciais de me tenir loin de Verdun, Hiroshima et d'autres coins sinistrés pour continuer mon bonhomme de chemin ... dans plus de confort !
En effet, j'étais la cible des balles de JULES à juste titre. Comme toute balle perdue, ça blesse. En étant politiquement correct, je pourrais vous dire que ça fout un coup au moral de se rendre compte qu'on manque de couilles à ce niveau. En étant honnête, je vous dirais que je dormirai bien cette nuit. Salop ? A bien y regarder ... non, un homme, dans toutes ses limites. Je ne suis qu'un homme. Pas plus. Pas mieux.
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"Je suis un homme et je mesure toute l'horreur de ma nature [...]" Zazie - Je suis un homme
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Vers 18h, une journée de travail lourde de stress s'est achevée. Une journée qui boucle une session de recrutement pour le poste informatique en CDI dans lequel je suis en CDD. Une session qui aura vu 3 autres candidats sur les rangs. Une session qui n'a aucun résultat pour l'instant. Juste des hésitations, des doutes, des remises en questions. Une session lourde de stress.
Plusieurs fâcheuses coïncidences de la vie ont fait que ma vie est devenue lourde à porter ces derniers temps. Ont fait que je me suis un peu courbé sous ce poids. Des contrariétés administratives avec menace d'huissier, des difficultés contractuelles avec un opérateur téléphonique que je vomis et un épuisement général due à une année et demi écoulée sans congés. A tout ce poids, le stress du au recrutement pour un poste qui me fait entrevoir une carrière à très long terme dans un boulot génial. Vers 18h, j'ai abdiqué !
J'ai envoyé un SMS à JULES. Lui dire que je coupais toute communication ce soir. Isolement. Assez injustifié par SMS. Pourtant JULES a été une fois de plus surprenant de compréhension. J'ai pris ma voiture, moi qui ne conduit quasiment jamais. Il est 21h, je viens de rentrer. Ma voiture a roulé calmement, uniquement sur des grands axes, faciles à appréhender. En musique. Elle m'a déposé chez Leroy Merlin puis IKEA où j'ai royalement claqué 15 euros en fournitures inutiles et 2 euros en hots dogs. Ma voiture est repartie, toujours a la même vitesse de croisière. Peu de monde. Toujours la musique. La fenêtre entrouverte pour profiter de l'air.
A quelques pâtés de maisons de chez moi, j'ai enfin souri.
Souri parce ça m'a rappelé nos virées nocturnes dans Pau avec MA MYRTILLE, époque étudiante d'insouciance. Souri parce que j'ai passé la soirée d'hier en tête à tête avec LOULOU, luxe d'avoir conservé intacte la connivence avec mon premier amour. Souri parce que j'ai mangé ce soir des hots dogs de chez IKEA, petit plaisir insoupçonné dont moi seul savoure l'importance superflue. Souri parce que je rentrais écrire sur mon blog et filer aussi sec au lit me regarder "Rencontres à Elizabethtown", un joli film. Souri parce que demain je retrouverai JULES et que je lui expliquerai que je l'aime.
Souri car j'ai dérouté le poids des tracas de la vie responsable et retrouvé le chemin des choses inutiles.
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... et que Cathy va me manquer !
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Putain de putain de merde ! Ras les couettes !!!
Y'en a marre de ménager les gens, leur petit confort, leur petite susceptibilité ! Marre. Fait chier ! On éduque gentiment son gosse dans la tradition du "ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse". Puis le gosse passe les 30 ans. Le dessus des pompes usé de s'être fait marché dessus. Au placard les gentillesses, les bons sentiments et Candy. A quoi bon jouer le bon samaritain quand vous épargnez Pierre pour vous prendre une beigne par Paul ! Vie de merde. Vie de con.
Alors oui, je peux me comporter parfois comme un chien mais welcome dans ce monde de chien. Je ne serai pas meilleur que les autres mais finalement pas pire non plus. Je sature de complexer à faire du mal aux gens. Quite à faire du mal, autant le faire en l'assumant. Que les mécontents aillent voir plus loin prêcher la bonne parole. Qu'ils aillent jouer aux masochistes si ça les tente. Moi ça ne me tente plus.
On y gagnera quoi ? Le paradis ? L'absolution ? La reconnaissance ? Une médaille en chocolat ? Qui en a vu la couleur ..?!
J'vais vivre ma vie. A ma manière. Pas forcément réglo mais que celui qui ne s'est pas déjà pris la première pierre me la balance ! Et pour les bons prêcheurs dans le désert ... le Sahara c'est la 3ème porte sur votre gauche ! Je ne vous retiens pas.
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Daniela Lumbroso devient chevalier de la Légion d'Honneur !
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Avec JULES, Jeudi soir, nous avons assisté à une conférence sur le thème
"Concevoir la ville : la question des discriminations" proposée par
Matthieu Rouveyre. Surpris de recroiser le milieu associatif gay bordelais quitté y'a déjà plusieurs années. Surpris d'ailleurs que certains me reconnaissent et m'appellent par mon prénom. J'étais là en simple badaud. Je me suis assis. J'ai écouté.
J'ai hésité à intervenir à la fin de la séance, pourtant destinée à çà. Ramant complètement à contre sens de ce qui avait été exprimé pendant une heure de manière intelligente et fichtrement bien ficelée et formulée. Sous ses différentes formes, les ghettos ont été abordés, source évidente de dérive possible vers la discrimination. Les ghettos dans la ville. Appelons-les skate parcs, cités et d'autres. Beaucoup d'exemples on été cités. Lieux confinés ou la loi du plus fort, souvent défini comme "plus viril", prend le pas sur les minorités ... féminines, gays, transsexuelles et plus si affinités ... et zou, bienvenu dans un petit univers discriminatoire ! CQFD.
Et de-ci de-là, les réactions ont fusé. Education des enfants dans les écoles. Education populaire dans les cités. Actions et réactions au sein ... finalement ... d'autre ghettos ! Et c'est pour ça que j'ai souri parfois. Et surtout que je me suis tu au moment de la prise de parole du public ! Parce que tout n'était que ghetto. Même dans le public ! Le milieu gay n'est-il pas un autre ghetto ? Une association homo n'est-elle pas un ghetto ? Microcosmes dans lesquels l'homme viril à cédé sa place à l'homosexuel (viril ou pas selon les goûts !). A l'heure où tout le monde traitait d'un sujet sur les ghettos depuis la tour d'ivoire de son propre ghetto, je me suis dit que la discrimination avait encore de belles années devant elle.
Eduquer. Former. Légiférer. Que de belles perspectives. Audacieuses. Limite pompeuses à mon goût. Alors qu'il serait si simple d'être soit-même, de se mêler aux autres, de sortir de nos ghettos et, petit à petit, de rendre les frontières désuettes ... Parce la société est ainsi, constituée de différentes identités qui vivront bien ensembles à condition qu'elles soient mélangées. Je côtoient énormément de gens d'univers différents, cela va des collègues aux mères de famille, en passant par des sportifs, des enfants ou encore des machos de premier ordre ! Certains n'avaient jamais croisé un pédé. Puis ils m'ont croisé. Le feeling est passé. Puis ils ont compris qu'ils étaient devenus amis avec un homo ... et que la vie continuerait ainsi, sans grand bouleversement, ni discrimination, ni grande déclamation. On a tous des voisins. A nous de nous faire apprécier pour l'humain que nous sommes. Ils finiront par nous aimer pour l'homo que nous sommes aussi !
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"On n'a rien de ce qu'on veut posséder." L5 - Retiens-moi
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Oui, ce billet commence fort. Je sors toute ma culture ! Rires ... En fait, c'est la chanson qui passait sur mon Ipod quand je sortais de chez Auchan. Là, je sors tout un laïus sur une vie trépidante : Peio fait ses courses. Waouw ! Passons. Maintenant que la scène est en place, sautons du coq à l'âne ... car ce petit extrait de chanson m'a donné spontanément à réfléchir ! Oui, moi les L5 me font réfléchir !
Posséder. Vaste programme. Matérialiste, on va entasser les objets, les acquisitions. Avec un peu de chance, entasser aussi les économies. En effet, on peut posséder ! Pour les êtres humains, c'est déjà plus complexe ... On peut fidéliser des amis, des potes, un(e) chéri(e). Tout au plus. Mais possède-t'on vraiment ?
Les êtres humains, très honnêtement, non ! Même pas un peu ! Chaque être est libre. Bien rare est celui qui gardera à ses côtés une même personne, qu'elle soit de sa famille, amoureuse ou amicale. Les aléas de la vie font que nos congénères proposent un défilé dont rien ne garantit l'issue. Quand aux objets et à l'argent ? Un incendie et tout brûlera, une problème financier et la banque vous prendra quasiment tout !
On ne possède rien ! Tout au plus sa propre peau, qu'il faudra bien sauver au mieux !
Cigale ou fourmi, mon cœur balance volontiers pour celle qui chante tout l'été. Épicurisme. Profiter. Sans abus, mais profiter. Parce que rien n'est garanti : ni ceux qui vous entourent, ni ce qui vous entoure ! Plus j'avance, moins je me tracasse ... Pourquoi s'en faire alors qu'on perd et qu'on va retrouver ... pour enfin reperdre ?
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Il y a 3 ou 4 ans, EDEN répondait à un de mes mails "groupé" (envoi à plusieurs destinataires) par un mail "personnel" en me disant qu'elle avait bien du mal avec les "pavés dans la marre commune". Mémoire médiocre que je suis, pour que je me souvienne de l'expression, c'est que ça m'avait marqué ! C'était super vexant pour moi mais elle avait raison. Dans tes dents Peio !
Tout récemment, j'ai été la cible de foudres successives d'une seule et même personne. La plupart lâchées de-ci de-là, au gré de mon entourage. Je n'ai répondu à rien. Je n'ai rien dit. J'ai cru à un moment douter de mon choix en m'estimant sans couilles. Gueuler plus fort que l'autre, être plus assassin, je peux faire. Je n'en ai rien fait. J'ai laissé une seule version des faits circuler. A mon désavantage bien sûr. Un jeu de massacre pendant lequel j'ai fait silence, par raison ou raisonabilité (même si le terme n'existe pas !).
Des regrets ? Aucun. J'ai appris, y'a 3 ou 4 ans. Plutôt vexé par EDEN. Mais j'ai appris. Je me suis alors excusé avant-hier pour un "pavé dans la marre commune" que je n'avais pas lâché cette fois-ci mais dont je reconnaissais en effet le manque de maturité.
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Je réfléchissais sur les avantages et inconvénients dans le petit duel qui affronterait vie de couple et célibat. Et, afin de ne pas dériver trop loin, je me suis limité à tout ce qui relève de l'intimité.
Le célibat. Son évidente liberté sexuelle. Autant de partenaires que d'envies sexuelles si le coeur vous en dit. Le fast food du cul ouvert 24h/24 que ce soit pour un simple sandwich ou pour le menu complet façon XL. Après, certains mangent peu au fast food tandis que d'autres sont grands consommateurs. Chacun ses goûts. Voilà, ça c'est l'avantage principal (au niveau intimité) du célibat. Et autant on peut dérouler une liste interminable de plaisirs charnels, autant la liste des plaisirs tendres est famélique. Le simple câlin, moment de douceur, échange de simple affection ... devient rare, voire même inaccessible ! Toute une dimension où le "je suce pour un BN" trouve vite preneur et où le "je dormirai bien enlacé tendrement" réclame une suite d'explications et reformulations dignes d'une encyclopédie Universalis !
Et là, la vie de couple. Certains y verront l'exclusivité sexuelle. Le nombre de partenaires est donc restreint. N'allez pas croire que c'est un frein pour prendre son pied, loin de là ! Mais, à la différence du célibat, les combinaisons sont en effet plus restreintes. La quantité non. La fréquence non plus. Et il en va de même pour les câlins. Eh oui, le mec en couple a de la tendresse quand il veut et tant qu'il en veut. Pas besoin de s'évertuer à convaincre un partenaire qui pense qu'au kama sutra, juste besoin de demander "Tu dors là c'te nuit ?" et le tour est joué.
Casé, on a certes moins de partenaire ... mais plus souvent le sourire ! Content de mon choix.
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Comme à leur habitude, mes anciens collègues m'envoient parfois par mail des vidéos classées X. Et n'ayons pas peur : ça peut aller de la simple scène du bain, au truc à plusieurs, en passant par des expériences mécaniques avec des machines venues d'un autre monde ! Bref. Mes anciens collègues n'ont pas froid aux yeux, dirons-nous. Ce matin, le petit extrait de 3 minutes présentait un homme et une femme, plutôt sexy, bas résilles, poitrine de collection ... et queue de ... 20 bon centimètres. Faites coucou au transsexuel !
Je respecte les trans. J'en trouve beaucoup très belles. Oui, car pour moi, c'est certes une femme avec une bite ... mais une femme quand même. Alors je dis "elles". Mais, à l'heure où la caméra zoome sur les centimètres de madame, je pense à son partenaire. A monsieur.
Je sais, pour avoir discuter avec pas mal de trans, que beaucoup de gars ont une fascination pour les transgenres. Elles ont du succès, mine de rien ! Mais alors, qui sont leur partenaires ? Des homos ? Des hétéros ? Des bis ? Optimistes, vous diriez volontiers : bisexuels va ! Là où la gène s'installe, c'est que ces messieurs se place dans la catégorie de ces hommes qui aiment exclusivement les femmes et qui se tapent en cachette un trans de temps à autre. A mettre dans la même catégorie que ceux qui installent bobonne devant Drucker le Dimanche après-midi pendant qu'ils vont sucer dans les buissons. Ces hétéros qui, passez moi l'expression, aiment la bite. C'est dit !
Autant ceux qui se tapent des mecs refoulent de toute évidence, autant je ne sais pas où ranger ces hétéros flamboyants qui se tapent des trans ! Le mystère reste entier, épais comme la petite culotte de la dame qui renfermait une drôle du surprise !
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