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Leur gramme de douceur ... :: Blog crossing |
Nous avons marché le long de la plage et discuté.
Chacun de notre coté, chacun avec notre ombre s'allongeant sur le sable ...
Les néons de le boîte de nuit fusaient de partout, la musique bruissait sous les délires des clients de la boîte de nuit, et moi j'étais là entre deux salles avec ma sœur à contempler un garçon que je trouvais particulièrement séduisant, il était de son côté accompagné d'un couple d'amis mixtes ...
Un jour, Lapin m'a emmené passer un test HIV avec lui. C'est un peu bête mais ce fut une aventure très amusante et distrayante ...
Le 16 novembre 2004, lors d'un voyage professionnel à Lisbonne au Portugal, alors que mes collègues de la délégation étaient partis se coucher, je décidais, n'ayant pas sommeil, d'aller trainer mes basques dans le gay Lisbonne ...
L'histoire d'un soir, d'une nuit, d'un jour.
Parce que dans le noir j'étais, si bas en moi étant tombé. Si remué, tant questionné, si paumé ...
Chacun de notre coté, chacun avec notre ombre s'allongeant sur le sable ...
| par 6L20 | ![]() |
Les néons de le boîte de nuit fusaient de partout, la musique bruissait sous les délires des clients de la boîte de nuit, et moi j'étais là entre deux salles avec ma sœur à contempler un garçon que je trouvais particulièrement séduisant, il était de son côté accompagné d'un couple d'amis mixtes ...
| par JulienLC | ![]() |
Un jour, Lapin m'a emmené passer un test HIV avec lui. C'est un peu bête mais ce fut une aventure très amusante et distrayante ...
| par Prince2rien | ![]() |
Le 16 novembre 2004, lors d'un voyage professionnel à Lisbonne au Portugal, alors que mes collègues de la délégation étaient partis se coucher, je décidais, n'ayant pas sommeil, d'aller trainer mes basques dans le gay Lisbonne ...
| par Xavier | ![]() |
L'histoire d'un soir, d'une nuit, d'un jour.
Parce que dans le noir j'étais, si bas en moi étant tombé. Si remué, tant questionné, si paumé ...
| par Marc | ![]() |
Nous avons marché le long de la plage et discuté.
Chacun de notre coté, chacun avec notre ombre s'allongeant sur le sable.
Puis ce promontoire de béton, vestige du passé.
D'abord escaladé, moi en haut lui en bas.
Moi coincé en haut, lui rigolant en bas.
J'ai fini par redescendre, il m'attendait.
Nous nous sommes assis sur ce bloc de béton.
A regarder le soleil continuer de décliner sur la mer.
Et la il est venu se blottir,
Poser sa tête sur mon épaule.
Je l'enserre contre moi, et pose ma tête sur son épaule.
Nous restons la, plus rien ne compte, autour c'est le vide.
Nous repartirons, marchant le long des vagues,
Main dans la main, no ombres ne faisant plus qu'une a se dessinée sur le sable.
Et nous arrêtant ça et là pour nous serrer l'un contre l'autre, pour nous embrasser…
Les néons de le boîte de nuit fusaient de partout, la musique bruissait sous les délires des clients de la boîte de nuit, et moi j'étais là entre deux salles avec ma sœur à contempler un garçon que je trouvais particulièrement séduisant, il était de son côté accompagné d'un couple d'amis mixtes.
L'ami du jeune homme me voit, il s'avance vers moi et me lance "Attaque". Moi pauvrette, timide, je lui dis que non. Il s'avance de nouveau et me dit "Attaque, il s'appelle M et il est plus timide que toi". Je ne sais plus vraiment ce qui s'est passé les quelques secondes qui ont suivi, mais je sais très bien que j'étais incapable d'attaquer, la force et le courage m'avaient échappé depuis longtemps, j'étais encore et le suis toujours novice dans les jeux de la séduction.
M s'avance nous propose un verre, que nous acceptons, je me retrouve avec une coupe de champagne et nous dansons en faisant connaissance. Le DJ a l'ignoble idée de passer la chanson d'Emmanuelle "Premier baiser", nous dansons tous deux sur ce slow, il m'embrasse, sa langue à un goût citronné, il sourit, je lui souris. La boîte va bientôt fermer, on échange les téléphones et nous nous quittons.
Le lendemain, dernier jour de mon week end sur Bordeaux, ma voiture est pleine pour repartir sur Ribérac, mais avant je devais rejoindre M, sur les quais, on s'est baladé tous deux mains dans la main le long des quais et dans les rayons du planète saturne. C'est la première fois que je tenais la main d'un garçon, c'était peut être même la première fois que je sortais vraiment avec un garçon. Au moment de rejoindre sa voiture garée au parking du Planet Saturne, nous avons attendu l'ascenseur que nous voulions que pour nous, hors il trainait, ou du monde arrivait, nous avons donc gravi les marches de l'escalier métallique une à une une. Je pose ma main pour ouvrir la porte d'entrée dans la parking, il retient la porte fermée, me plaque contre celle-ci et m'embrasse longuement, combien de temps je ne sais plus, pour moi le temps s'est arrêté, j'étais sur mon nuage. Il me raccompagne à ma voiture, me disant que s'est frustrant d'avoir les hors d'œuvre sans le plat de résistance, mais pour moi, les hors d'œuvre m'avaient suffi, j'étais bien ...
Un jour, Lapin m'a emmené passer un test HIV avec lui. C'est un peu bête mais ce fut une aventure très amusante et distrayante. L'infirmière a eu l'air de beaucoup s'amuser aussi. En y repensant maintenant, je suis persuadé qu'il s'agissait surtout pour lui d'une vérification purement clinique de ma prétendue innocence, mais sur le moment, j'avais bêtement interprété ça pour une forme d'engagement romantique...
Le 16 novembre 2004, lors d'un voyage professionnel à Lisbonne au Portugal, alors que mes collègues de la délégation étaient partis se coucher, je décidais, n'ayant pas sommeil, d'aller trainer mes basques dans le gay Lisbonne.
Les gay portugais sont il gais ? Les gais portugais sont ils gays ?
La Rua Säo Marçal regroupe quelques enseignes de la nuit gay lisboate et je m’aventurais dans l’un d’eux, choisis au feeling : le Max Bar.
Bar d’ambiance, gay, on y écoute disco, pop, rock… Quelques gogos torses nus… Beaucoup d’habitués visiblement, avec une majorité de trentenaires, voire de quadragénaires. Ambiance plutôt virile.
Je fréquente peu le milieu gay en général, bordelais en particulier car je ne m’y sens pas très à l’aise. J’ai toujours beaucoup d’appréhension lors de mon entrée dans un tel lieu car j’ai beaucoup de mal à assumer mon physique, le regard des autres, les remarques, sarcasmes qu’ils peuvent en faire. Je suis donc entré dans cette établissement avec l’appréhension du jeune puceau qui découvre le plaisir : mélange d’envie et de crainte…
Me voilà dans l’arène et les réactions sont identiques à celle d’ici… Je me sens jaugé, déshabillé des pieds à la tête… et l’observation laisse vite la place au dédain… Mais là aussi j’ai l’habitude… Là au moins on ne me jette rien à la figure ! (J’exagère bien évidemment).
Un bar gay au Portugal est un bar gay partout au monde !
Je vais m’asseoir dans un coin à l’écart, un peu sombre, discret, ou je peux observer et où on ne me remarque pas trop. Je commande une Sagrez (bière brune portugaise ressemblant à la Guinness) et observe tout ce petit monde en écoutant les vieux tubes des années 80. Il est 1 heure du matin (je sais que je devrais dormir) et le bar est plein d’une soixantaine de clients plus nos gogos danseurs qui se trémoussent sur le bar sans trop intéresser personne. Les clients sont regroupés par petits groupes et discutent sagement.
Seul, assis à ma table, ne maîtrisant du portugais que quelques mots de civilités je fais un peu tache dans l’environnement convivial de la soirée.
Au cours d’un de mes nombreux regards panoramiques, j’accroche le regard bleu et ténébreux d’un autochtone. Nos regards se croisent et machinalement je lui souris. Je suis surpris qu’il y réponde par un sourire aussi, je repars dans mes divagations visuelles.
D’un coup la lumière s’obscurcit et tournant la tête je vis le portugais au sourire me baragouiner dans sa langue natale et s’asseoir à ma table. J’épuisais vite mes quelques munitions de portugais pour lui dire que je ne comprenais rien à ce qu’il me dit et que je ne parlais pas sa langue. Mon portugais devais être marqué d’un fort accent français car il me déclama aussitôt un « Toi français ??? » hésitant. Il me demanda aussitôt si je parlais anglais et si il ne m’importunait pas. Comment être importuné par un charmant jeune homme au sourire « ultra bright ».
La langue de Shakespeare nous rassemble et nous pûmes ainsi nous présenter et discuter. J’appris ainsi que ce téméraire brun aux yeux bleu-vert était étudiant en médecine, qu’il avait 23 ans et qu’il se prénommait Jorge.
Le niveau de notre anglais était identique et donc nous n’avions pas trop de mal pour nous comprendre à demi-mot. Jorge me confiait qu’il était un habitué du lieu, que ma présence était singulière et que mon sourire l’avait poussé à savoir qui j’étais (est ce ça un sourire racoleur ?). Il me redemanda si il ne m’importunait pas et si je voulais discuter un peu.
N’ayant rien de prévu avant le lendemain matin, c’est avec plaisir que j’accueillais cette démarche sympathique d’autant plus que je n’avais pas du tout envie de dormir.
Environ 1m90-92, 80kg, brun, de grands yeux rieurs bleu-vert, la carrure moulée dans une chemisette cintrée, ouverte sur un torse poilu. Un sourire laissant apparaître une dentition régulière et digne d’une publicité ultra-bright, Jorge est un garçon fort séduisant, beaucoup trop pour quelqu’un comme moi en tout cas. Séduisant et particulièrement bavard… d’habitude c’est moi qui pose les questions !!!
Tout y est passé mais Jorge ne fut pas avare de détail sur lui non plus et j’appris ainsi qu’outre un étudiant brillant, c’était un volleyeur accompli (ce qui expliquait sans doute son allure). Comment un si charmant jeune homme pouvait il être célibataire
La conversation fut chaleureuse, inattendue, parfois intime sur les sujets abordés. Je lui offrais un verre et nous discutâmes ainsi jusqu’à 2H du matin passée, heure de fermeture du bar d’où nous sortîmes ensemble. Sincèrement je n’avais pas très envie de le quitter. Pas avec une idée derrière la tête mais tout simplement parce que ce genre de situation, de rencontre est magique, rare, exceptionnelle. Rien ne nous prédisposais à nous rencontrer !
Je ne vous dis pas comme j’ai sauté sur l’occasion (pas sur le portugais) quand il me proposa de me raccompagner. Sur le coup, je fut surpris et je me suis demandé si il ne me draguais pas finalement… que j’aurais aimé lire dans ses pensées ! Bref ! Comme disait pépin… me voilà dans sa voiture (une Seat noire récente) et nous primes la direction opposée à celle de mon hôtel. Touriste mais pas débile, je lui signalais gentiment que ce n’était pas tout à fait le chemin le plus court ! Ce qui le fit beaucoup rire. Il finit par m’avouer qu’il voulait me montrer un endroit qu’il aimait bien et où nous pourrions continuer à discuter un petit peu.
(euh… Non ! oubliez les mêmes pensées que moi). Nous quittâmes le centre ville et la petite Seat grimpa à flanc de colline sur les hauteurs de Lisbonne, pris un chemin boisé (vais-je finir assassiné ?) et se gara sur un promontoire avec à nos pieds tout Lisbonne et en face l’embouchure du Tage ou Taj (rio del Tejo), la tour de Belém, le monument des explorateurs, le pont du 25 novembre, l’océan en arrière plan et la Lune dans son croissant.
Quelle vue, quel spectacle, quelle compagnie… nous restâmes là un long moment silencieux appuyés contre le capot de la voiture à regarder par delà l’horizon, à nous regarder de temps en temps sans un mot, à sourire pour le simple plaisir d’être là à partager ces instants ou le temps semble ne plus compter, semble s’être arrêté… Mais les nuit lisboates sont fraîches et les brises océanes humides. Je frissonnais et Jorge se laissait aller à un geste amical et spontané pour me réchauffer. Je fut le premier surpris de cette spontanéité car d’habitude c’est plutôt moi qui ai ce genre de geste et jusque là quoique chaleureux notre contact n’en fut pas moins distant. Nous remontâmes en voiture et nous réprimes nos discussions
Cela dura jusqu’au levé du soleil… spectacle grandiose
Fatigué, ému, charmé… j’aurai voulu que tout s’arrête, j’aurai voulu revivre ces dernières heures à l’infini, j’aurai voulu…
Spectacle merveilleux, ambiance chaleureuse et complice, les premiers rayons du jour venant réchauffer tout ce qu’ils touchent. Que j’ai détesté ces mots dans ma bouche, disant qu’il était temps que je rentre… Parfois je me bafferai d’être aussi sérieux et responsable… Jorge me raccompagna devant l’hôtel, dont le groom s’approcha pour m’ouvrir la porte. Je lui fit signe que ce n’était pas la peine et il resta quand même planté devant la porte ce con !
Je n’avais pas trop envie de parler, Jorge n’avait rien à dire lui non plus, nous avions beaucoup beaucoup parlé déjà, trop parlé sans doute. Nous étions silencieux, à nous regarder mais à fuir le regard de l’autre. Pour moi ces instants étaient cruels et pesants. J’avais envie… je ne savais pas quoi faire, pas quoi dire. Après cette nuit magique, surréaliste, je revenais sur terre brutalement. Je souris à Jorge et j’allais descendre sans un mot quand il m’appela par mon prénom en français avec son accent craquant. Prenant un stylo qui traînait sur la planche de bord il ne trouvait pas de papier. Il fouilla dans sa poche et pris un billet de 5 euros et y inscrivit dessus un numéro de téléphone et une adresse e-mail. Il mis le billet dans ma main en se penchant et en déposant sur mes lèvres un baiser. Ma gorge se serra et je senti les larmes monter mais je tentais de résister. Je pris son billet, le déchirai en deux et à mon tour, y ayant inscrit mon tel et mon mail, je le lui donnait en lui rendant son baiser. Dernier sourire… j’ouvris la porte, regardais à peine le groom, et m’engouffrait dans l’hôtel sans pouvoir me retourner. J’entendis la petite Seat partir aussitôt.
Aussitôt, sous la douche, je me laissais aller et tentait de ne pas trop y penser de la journée. 30 minutes plus tard je prenais le petit déjeuner avec mes collègues qui avaient bien dormis et la journée chargée qui m’attendait occupa suffisamment mon esprits. Le soir même je rentrais sur Bordeaux et je me couchais… Le lendemain je repensais à cette rencontre, sans trop y croire, ne sachant plus si c’était un rêve ou la réalité. Je retrouvais pourtant un demi billet de 5 euros griffonné et je recevais le soir même un mail adorable, dans un anglais épouvantable, un mail de Jorge qui m’a beaucoup touché mais que je garde pour moi.
Au grand effroi de ma banquière, je suis retourné plusieurs fois à Lisbonne les 2 semaines qui ont suivies, y restant plusieurs jours. Ma relation avec Jorge débutait, balbutiait mais évoluait : nous étions biens ensembles.
Jorge s'est tué dans sa voiture sur une petite route portugaise le 29 novembre 2004 : 12 jours après notre rencontre. Il avait 23 ans.
L'histoire d'un soir, d'une nuit, d'un jour.
Parce que dans le noir j'étais, si bas en moi étant tombé. Si remué, tant questionné, si paumé!
Fado et Flamenco il m'a aimé. Fado et Flamenco, il m'a désiré. C'était hier, aujourd'hui, demain; c'était et c'est.
Qu'un passager sur son chemin, un prince dans son château, dans son moulin.
Mais que j'étais vivant, comme j'existais, comme j'étais l'unique!
Fado et Flamenco, porté par une danse, une danse dont je ne comprenais pas les mots.
Des mots qui m'ont été traduits, entre deux baisés; des mots qui m'ont été transcrits pour perdurer le désir, des mots qui m'ont été dits comme pour me guérir. Sensualité hispanique, Fado et Flamenco, sexualité torride, le premier à avoir déposé son sceau sur mon cou.
D'un baisé, d'une étreinte, d'une caresse, il a tout effacé; par ses mots, il a tout emporté. Son regard m'a exorcisé.
Demain tout s'éfface, demain nait une nouvelle étoile, ce moment est précieux parce que tu acceptes qu'il soit, parce que tu le vis! Fado et flamenco!
Messager du ciel, ouvrier de la terre, qu'elle qu'en soit la durée, j'ai été aimé, d'un amour intemporel, d'un amour présent, d'un amour vivant, d'un amour vrai!
Mon corps s'en souvient, mon cœur s'en rappelle, mon âme vibre encore.
J'ai eu ce que seul un artiste, un saltimbanque, un illuminé peut offrir; il a eu ce que seul un artiste, un saltimbanque, un illuminé pouvait lui offrir. Nous l'avons vécu, avec passion et je ne demande rien de plus, j'en suis heureux.
Son sceaux sur mon cou y est encore, j'adore !
Chacun de notre coté, chacun avec notre ombre s'allongeant sur le sable.
Puis ce promontoire de béton, vestige du passé.
D'abord escaladé, moi en haut lui en bas.
Moi coincé en haut, lui rigolant en bas.
J'ai fini par redescendre, il m'attendait.
Nous nous sommes assis sur ce bloc de béton.
A regarder le soleil continuer de décliner sur la mer.
Et la il est venu se blottir,
Poser sa tête sur mon épaule.
Je l'enserre contre moi, et pose ma tête sur son épaule.
Nous restons la, plus rien ne compte, autour c'est le vide.
Nous repartirons, marchant le long des vagues,
Main dans la main, no ombres ne faisant plus qu'une a se dessinée sur le sable.
Et nous arrêtant ça et là pour nous serrer l'un contre l'autre, pour nous embrasser…
| par 6L20 | ![]() |
Les néons de le boîte de nuit fusaient de partout, la musique bruissait sous les délires des clients de la boîte de nuit, et moi j'étais là entre deux salles avec ma sœur à contempler un garçon que je trouvais particulièrement séduisant, il était de son côté accompagné d'un couple d'amis mixtes.
L'ami du jeune homme me voit, il s'avance vers moi et me lance "Attaque". Moi pauvrette, timide, je lui dis que non. Il s'avance de nouveau et me dit "Attaque, il s'appelle M et il est plus timide que toi". Je ne sais plus vraiment ce qui s'est passé les quelques secondes qui ont suivi, mais je sais très bien que j'étais incapable d'attaquer, la force et le courage m'avaient échappé depuis longtemps, j'étais encore et le suis toujours novice dans les jeux de la séduction.
M s'avance nous propose un verre, que nous acceptons, je me retrouve avec une coupe de champagne et nous dansons en faisant connaissance. Le DJ a l'ignoble idée de passer la chanson d'Emmanuelle "Premier baiser", nous dansons tous deux sur ce slow, il m'embrasse, sa langue à un goût citronné, il sourit, je lui souris. La boîte va bientôt fermer, on échange les téléphones et nous nous quittons.
Le lendemain, dernier jour de mon week end sur Bordeaux, ma voiture est pleine pour repartir sur Ribérac, mais avant je devais rejoindre M, sur les quais, on s'est baladé tous deux mains dans la main le long des quais et dans les rayons du planète saturne. C'est la première fois que je tenais la main d'un garçon, c'était peut être même la première fois que je sortais vraiment avec un garçon. Au moment de rejoindre sa voiture garée au parking du Planet Saturne, nous avons attendu l'ascenseur que nous voulions que pour nous, hors il trainait, ou du monde arrivait, nous avons donc gravi les marches de l'escalier métallique une à une une. Je pose ma main pour ouvrir la porte d'entrée dans la parking, il retient la porte fermée, me plaque contre celle-ci et m'embrasse longuement, combien de temps je ne sais plus, pour moi le temps s'est arrêté, j'étais sur mon nuage. Il me raccompagne à ma voiture, me disant que s'est frustrant d'avoir les hors d'œuvre sans le plat de résistance, mais pour moi, les hors d'œuvre m'avaient suffi, j'étais bien ...
| par JulienLC | ![]() |
Un jour, Lapin m'a emmené passer un test HIV avec lui. C'est un peu bête mais ce fut une aventure très amusante et distrayante. L'infirmière a eu l'air de beaucoup s'amuser aussi. En y repensant maintenant, je suis persuadé qu'il s'agissait surtout pour lui d'une vérification purement clinique de ma prétendue innocence, mais sur le moment, j'avais bêtement interprété ça pour une forme d'engagement romantique...
| par Prince2rien | ![]() |
Le 16 novembre 2004, lors d'un voyage professionnel à Lisbonne au Portugal, alors que mes collègues de la délégation étaient partis se coucher, je décidais, n'ayant pas sommeil, d'aller trainer mes basques dans le gay Lisbonne.
Les gay portugais sont il gais ? Les gais portugais sont ils gays ?
La Rua Säo Marçal regroupe quelques enseignes de la nuit gay lisboate et je m’aventurais dans l’un d’eux, choisis au feeling : le Max Bar.
Bar d’ambiance, gay, on y écoute disco, pop, rock… Quelques gogos torses nus… Beaucoup d’habitués visiblement, avec une majorité de trentenaires, voire de quadragénaires. Ambiance plutôt virile.
Je fréquente peu le milieu gay en général, bordelais en particulier car je ne m’y sens pas très à l’aise. J’ai toujours beaucoup d’appréhension lors de mon entrée dans un tel lieu car j’ai beaucoup de mal à assumer mon physique, le regard des autres, les remarques, sarcasmes qu’ils peuvent en faire. Je suis donc entré dans cette établissement avec l’appréhension du jeune puceau qui découvre le plaisir : mélange d’envie et de crainte…
Me voilà dans l’arène et les réactions sont identiques à celle d’ici… Je me sens jaugé, déshabillé des pieds à la tête… et l’observation laisse vite la place au dédain… Mais là aussi j’ai l’habitude… Là au moins on ne me jette rien à la figure ! (J’exagère bien évidemment).
Un bar gay au Portugal est un bar gay partout au monde !
Je vais m’asseoir dans un coin à l’écart, un peu sombre, discret, ou je peux observer et où on ne me remarque pas trop. Je commande une Sagrez (bière brune portugaise ressemblant à la Guinness) et observe tout ce petit monde en écoutant les vieux tubes des années 80. Il est 1 heure du matin (je sais que je devrais dormir) et le bar est plein d’une soixantaine de clients plus nos gogos danseurs qui se trémoussent sur le bar sans trop intéresser personne. Les clients sont regroupés par petits groupes et discutent sagement.
Seul, assis à ma table, ne maîtrisant du portugais que quelques mots de civilités je fais un peu tache dans l’environnement convivial de la soirée.
Au cours d’un de mes nombreux regards panoramiques, j’accroche le regard bleu et ténébreux d’un autochtone. Nos regards se croisent et machinalement je lui souris. Je suis surpris qu’il y réponde par un sourire aussi, je repars dans mes divagations visuelles.
D’un coup la lumière s’obscurcit et tournant la tête je vis le portugais au sourire me baragouiner dans sa langue natale et s’asseoir à ma table. J’épuisais vite mes quelques munitions de portugais pour lui dire que je ne comprenais rien à ce qu’il me dit et que je ne parlais pas sa langue. Mon portugais devais être marqué d’un fort accent français car il me déclama aussitôt un « Toi français ??? » hésitant. Il me demanda aussitôt si je parlais anglais et si il ne m’importunait pas. Comment être importuné par un charmant jeune homme au sourire « ultra bright ».
La langue de Shakespeare nous rassemble et nous pûmes ainsi nous présenter et discuter. J’appris ainsi que ce téméraire brun aux yeux bleu-vert était étudiant en médecine, qu’il avait 23 ans et qu’il se prénommait Jorge.
Le niveau de notre anglais était identique et donc nous n’avions pas trop de mal pour nous comprendre à demi-mot. Jorge me confiait qu’il était un habitué du lieu, que ma présence était singulière et que mon sourire l’avait poussé à savoir qui j’étais (est ce ça un sourire racoleur ?). Il me redemanda si il ne m’importunait pas et si je voulais discuter un peu.
N’ayant rien de prévu avant le lendemain matin, c’est avec plaisir que j’accueillais cette démarche sympathique d’autant plus que je n’avais pas du tout envie de dormir.
Environ 1m90-92, 80kg, brun, de grands yeux rieurs bleu-vert, la carrure moulée dans une chemisette cintrée, ouverte sur un torse poilu. Un sourire laissant apparaître une dentition régulière et digne d’une publicité ultra-bright, Jorge est un garçon fort séduisant, beaucoup trop pour quelqu’un comme moi en tout cas. Séduisant et particulièrement bavard… d’habitude c’est moi qui pose les questions !!!
Tout y est passé mais Jorge ne fut pas avare de détail sur lui non plus et j’appris ainsi qu’outre un étudiant brillant, c’était un volleyeur accompli (ce qui expliquait sans doute son allure). Comment un si charmant jeune homme pouvait il être célibataire
La conversation fut chaleureuse, inattendue, parfois intime sur les sujets abordés. Je lui offrais un verre et nous discutâmes ainsi jusqu’à 2H du matin passée, heure de fermeture du bar d’où nous sortîmes ensemble. Sincèrement je n’avais pas très envie de le quitter. Pas avec une idée derrière la tête mais tout simplement parce que ce genre de situation, de rencontre est magique, rare, exceptionnelle. Rien ne nous prédisposais à nous rencontrer !
Je ne vous dis pas comme j’ai sauté sur l’occasion (pas sur le portugais) quand il me proposa de me raccompagner. Sur le coup, je fut surpris et je me suis demandé si il ne me draguais pas finalement… que j’aurais aimé lire dans ses pensées ! Bref ! Comme disait pépin… me voilà dans sa voiture (une Seat noire récente) et nous primes la direction opposée à celle de mon hôtel. Touriste mais pas débile, je lui signalais gentiment que ce n’était pas tout à fait le chemin le plus court ! Ce qui le fit beaucoup rire. Il finit par m’avouer qu’il voulait me montrer un endroit qu’il aimait bien et où nous pourrions continuer à discuter un petit peu.
(euh… Non ! oubliez les mêmes pensées que moi). Nous quittâmes le centre ville et la petite Seat grimpa à flanc de colline sur les hauteurs de Lisbonne, pris un chemin boisé (vais-je finir assassiné ?) et se gara sur un promontoire avec à nos pieds tout Lisbonne et en face l’embouchure du Tage ou Taj (rio del Tejo), la tour de Belém, le monument des explorateurs, le pont du 25 novembre, l’océan en arrière plan et la Lune dans son croissant.
Quelle vue, quel spectacle, quelle compagnie… nous restâmes là un long moment silencieux appuyés contre le capot de la voiture à regarder par delà l’horizon, à nous regarder de temps en temps sans un mot, à sourire pour le simple plaisir d’être là à partager ces instants ou le temps semble ne plus compter, semble s’être arrêté… Mais les nuit lisboates sont fraîches et les brises océanes humides. Je frissonnais et Jorge se laissait aller à un geste amical et spontané pour me réchauffer. Je fut le premier surpris de cette spontanéité car d’habitude c’est plutôt moi qui ai ce genre de geste et jusque là quoique chaleureux notre contact n’en fut pas moins distant. Nous remontâmes en voiture et nous réprimes nos discussions
Cela dura jusqu’au levé du soleil… spectacle grandiose
Fatigué, ému, charmé… j’aurai voulu que tout s’arrête, j’aurai voulu revivre ces dernières heures à l’infini, j’aurai voulu…
Spectacle merveilleux, ambiance chaleureuse et complice, les premiers rayons du jour venant réchauffer tout ce qu’ils touchent. Que j’ai détesté ces mots dans ma bouche, disant qu’il était temps que je rentre… Parfois je me bafferai d’être aussi sérieux et responsable… Jorge me raccompagna devant l’hôtel, dont le groom s’approcha pour m’ouvrir la porte. Je lui fit signe que ce n’était pas la peine et il resta quand même planté devant la porte ce con !
Je n’avais pas trop envie de parler, Jorge n’avait rien à dire lui non plus, nous avions beaucoup beaucoup parlé déjà, trop parlé sans doute. Nous étions silencieux, à nous regarder mais à fuir le regard de l’autre. Pour moi ces instants étaient cruels et pesants. J’avais envie… je ne savais pas quoi faire, pas quoi dire. Après cette nuit magique, surréaliste, je revenais sur terre brutalement. Je souris à Jorge et j’allais descendre sans un mot quand il m’appela par mon prénom en français avec son accent craquant. Prenant un stylo qui traînait sur la planche de bord il ne trouvait pas de papier. Il fouilla dans sa poche et pris un billet de 5 euros et y inscrivit dessus un numéro de téléphone et une adresse e-mail. Il mis le billet dans ma main en se penchant et en déposant sur mes lèvres un baiser. Ma gorge se serra et je senti les larmes monter mais je tentais de résister. Je pris son billet, le déchirai en deux et à mon tour, y ayant inscrit mon tel et mon mail, je le lui donnait en lui rendant son baiser. Dernier sourire… j’ouvris la porte, regardais à peine le groom, et m’engouffrait dans l’hôtel sans pouvoir me retourner. J’entendis la petite Seat partir aussitôt.
Aussitôt, sous la douche, je me laissais aller et tentait de ne pas trop y penser de la journée. 30 minutes plus tard je prenais le petit déjeuner avec mes collègues qui avaient bien dormis et la journée chargée qui m’attendait occupa suffisamment mon esprits. Le soir même je rentrais sur Bordeaux et je me couchais… Le lendemain je repensais à cette rencontre, sans trop y croire, ne sachant plus si c’était un rêve ou la réalité. Je retrouvais pourtant un demi billet de 5 euros griffonné et je recevais le soir même un mail adorable, dans un anglais épouvantable, un mail de Jorge qui m’a beaucoup touché mais que je garde pour moi.
Au grand effroi de ma banquière, je suis retourné plusieurs fois à Lisbonne les 2 semaines qui ont suivies, y restant plusieurs jours. Ma relation avec Jorge débutait, balbutiait mais évoluait : nous étions biens ensembles.
Jorge s'est tué dans sa voiture sur une petite route portugaise le 29 novembre 2004 : 12 jours après notre rencontre. Il avait 23 ans.
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L'histoire d'un soir, d'une nuit, d'un jour.
Parce que dans le noir j'étais, si bas en moi étant tombé. Si remué, tant questionné, si paumé!
Fado et Flamenco il m'a aimé. Fado et Flamenco, il m'a désiré. C'était hier, aujourd'hui, demain; c'était et c'est.
Qu'un passager sur son chemin, un prince dans son château, dans son moulin.
Mais que j'étais vivant, comme j'existais, comme j'étais l'unique!
Fado et Flamenco, porté par une danse, une danse dont je ne comprenais pas les mots.
Des mots qui m'ont été traduits, entre deux baisés; des mots qui m'ont été transcrits pour perdurer le désir, des mots qui m'ont été dits comme pour me guérir. Sensualité hispanique, Fado et Flamenco, sexualité torride, le premier à avoir déposé son sceau sur mon cou.
D'un baisé, d'une étreinte, d'une caresse, il a tout effacé; par ses mots, il a tout emporté. Son regard m'a exorcisé.
Demain tout s'éfface, demain nait une nouvelle étoile, ce moment est précieux parce que tu acceptes qu'il soit, parce que tu le vis! Fado et flamenco!
Messager du ciel, ouvrier de la terre, qu'elle qu'en soit la durée, j'ai été aimé, d'un amour intemporel, d'un amour présent, d'un amour vivant, d'un amour vrai!
Mon corps s'en souvient, mon cœur s'en rappelle, mon âme vibre encore.
J'ai eu ce que seul un artiste, un saltimbanque, un illuminé peut offrir; il a eu ce que seul un artiste, un saltimbanque, un illuminé pouvait lui offrir. Nous l'avons vécu, avec passion et je ne demande rien de plus, j'en suis heureux.
Son sceaux sur mon cou y est encore, j'adore !
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Commentaires
Le lundi 21 juillet 2008 à 03:07
par clawfire
Le lundi 21 juillet 2008 à 13:16
par JulienLC
Le lundi 21 juillet 2008 à 16:43
par kat
Le lundi 21 juillet 2008 à 18:57
par clawfire
Le lundi 21 juillet 2008 à 21:35
par Xavier
Le lundi 21 juillet 2008 à 23:38
par Peio commente aussi ..!
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