J'abordais hier soir avec PETIT JEAN (vous ne connaissiez pas ce pseudo, c'est chose faite. Un bordelais dont j'ai fait connaissance et que j'apprécie vraiment bien !) la notion de souvenirs, dans le domaine sentimental. Même si je dénonce une mémoire déplorable, je garde certains souvenirs, ponctuels, posés ça et là dans un recoin de ma tête. Et, en visionnant cette vidéo postée par Fiuuu, je me suis rappelé certains baisers. Flashes back.

Le premier baiser avec LOULOU, Place Saint-Christoly, le banc qui est aussi une fontaine, sous un grand arbre, un soir de début Novembre. Il tenait ses mains serrées sur ses cuisses, assis face à moi. 19h30. MAKALOO vous dirait que c'est incroyable de se souvenir de ça avec autant d'exactitude pour ma mémoire de poisson rouge. Mémoire sélective ! Baiser inquiet, il n'était pas complètement célibataire.

L'angle de la rue des Remparts et de la rue Monbazon, il y a moins d'un an, le premier baiser avec ROUDOUDOU. Aux alentours de 20h. Il faisait très froid. Il s'était tout bien habillé pour m'épater. Il était gelé, j'étais conquis. Tout était déjà acquis depuis que je l'avais pris dans mes bras sur ce bout de banc pour le réchauffer. Baiser serein, on se bouffait tellement des yeux.

Direction Limoges. Chez le mec de GANYMEDE. Sur le canapé. Un truc dépliant qui faisait aussi lit de fortune. Un motif écossais moutarde un peu à chier. Vers 1h du matin. Il se tenait volontairement très loin, presque réfugié dans l'accoudoir. Son mec était parti au lit. J'ai déployé tous mes charmes pour séduire ce garçon que je ne pouvais avoir. Baiser conquérant, je me suis foutu au cul mes principes pendant 10 mois et j'ai bien fait.

Des baisers, il y en a eu. Des volés. Des charnels. Des sexuels. Des tendres. Des ratés. Des "à ne pas refaire". Des "si je pouvais les refaire". Il y en a eu. Il y en a peu que je garde en mémoire avec autant d'exactitude. Il y en à peu que le temps n'altèrera pas. On a fait des films sur des déclarations d'amour plus titanesques les unes que les autres alors que des lèvres qui viennent se poser sur d'autres imposent un silence qui raconte bien plus que les mots pourraient le faire.

Petit clin d'oeil à tous ceux qui m'ont embrassé, même à ceux qui en ont profité pour me refiler une angine.